SAINT-AUBIN

Elle œuvre pour que les obsèques ne soient plus un tabou

 

 

Florence Bardon, présidente de l’association Info funéraire Dijon (Côte-d’Or), conseillère funéraire et maître de cérémonie, est porteuse d’un projet de coopérative funéraire. Elle est venue, vendredi 5 juillet, informer une quinzaine de personnes sur les sujets du funéraire, les obsèques, les différents rites, l’inhumation, la crémation, et enfin, les funérailles écologiques.

« Il faut oser parler des obsèques, un sujet resté tabou. Une chambre funéraire est un service public que le gestionnaire ne peut refuser à quiconque. » Son projet de coopérative funéraire resterait une mission de service public, protégerait les familles vulnérables face à la complexité des démarches et qui subissent le manque de transparence des prix (hausse de 40 % en dix ans). Florence Bardon a pour objectif de créer un collège de salariés impliqués, de familles, de partenaires et représentant les collectivités territoriales dans l’optique d’un développement durable, de funérailles plus écologiques, d’une transparence et d’une éthique.

 

 

Florence Bardon est présidente de l’association Info funéraire Dijon et porteuse d’un projet de coopérative funéraire. Photo Progrès /J. BAILLY-DESCHARMES

LA LETTRE DE L'UDAF 21

L'actualité des Familles de Côte d'Or

N° 94- Mensuel 21 mai 2019

EDITO

 

VIE QUOTIDIENNE Funéraire

 

L'association Info funéraire Dijon a pour but de vous informer sur la préparation de vos obsèques ainsi que celles d'un proche, elle vous aide aussi à anticiper l'événement sans pression commerciale. Elle vous propose également des cafés funéraires sur des sujets en prévoyance obsèques...), des cérémonies du souvenir (date anniversaire du décès...). 

Son objectif : créer une coopérative funéraire (entreprise de pompes funèbres à but non lucratif) sur un modèle canadien. Renseignements : www.infofunerairedijon.fr

Blog Dijon-ecolo

Tout au long de notre vie nous avons un impact sur l'environnement. Mais une fois mort ?

"À quoi sert d’être écolo toute sa vie si on se met à polluer la Planète après sa mort ? Car c’est une chose aussi inévitable que la mort en soi : que l’on choisisse l’inhumation ou la crémation, notre mort aura forcément un impact sur l’environnement. Toutefois, des alternatives existent pour allier mort et écologie."
Le sujet de l'écologie n'est jamais traité dans les officines classiques. C'est un sujet sur lequel informe l'association Info Funéraire Dijon, notamment le 25 mai (inscription obligatoire).
"L’explosion démographique, la raréfaction des terrains et l’obligation de se débarrasser de plus en plus de corps a un impact sur l’environnement. La crémation est un procédé par lequel on soumet la dépouille à une température très élevée de 850°C grâce à la consommation de 27 litres d'essence. À cette température, le corps finit par se réduire en cendres. Les émissions de CO2 ne sont pas le seul problème environnemental : pendant qu’il est brûlé, le corps qui a été rempli de produits formolés dégage des dioxines. Parallèlement, il peut aussi dégager jusqu’à 6 g de mercure essentiellement dus à la présence de plombages dentaires. À cela, il faut ajouter le recours à la ressource bois : en effet, même si le corps n’est pas inhumé, il doit tout de même être placé dans un cercueil. Comme on considère qu’il faut en moyenne, 1m3 de bois pour construire six cercueils, on arrive à 100.000 stères de bois, qui sont, soit enterrées, soit consumées chaque année en France… De quoi raser toute une forêt. Le recours au bois n’est pas le seul problème. Après la mort, les pompes funèbres procèdent à la thanatopraxie – ou formolisation – afin de conserver le corps avant la mise en bière. Il s’agit d’injecter dans la dépouille jusqu’à 10 litres d’un produit aseptique et stérilisant contenant en grande partie du formaldéhyde, mais aussi du méthanol, du glycol, du phynol et de l’éosine pour ralentir le processus de décomposition. Des composés qui, lors de la décomposition du corps, s’infiltrent dans la terre et polluent immanquablement le sol et les eaux. Certains plaisanteront sur l’efficacité, puisque les corps ne se décomposent plus dans les cimetières." (source et davantage d'informations: Mort et écologie : comment rester vert jusqu’au bout ?
Suite de l'article en cliquant sur le lien en dessous Dijon ecolo

 

Ici, tout va bien

 

VERS UN NOUVEAU MODÈLE DE POMPES FUNÈBRES PLUS ÉTHIQUE ET ÉCOLOGIQUE

Dijon - 21

Né au Québec dans les années quarante, aujourd’hui très développé, le modèle des coopératives funéraires commence à se faire une place en France. L’objectif de ces coopératives est de proposer des prestations d’organisation d’obsèques personnalisées, mais aussi des pratiques écologiques tout en appliquant un prix le plus juste.

 

La première coopérative funéraire qui a vu le jour en 2016 à Nantes a reçu le prix de l’innovation sociétale dans le cadre des Grands Prix 2018 de la Finance Solidaire.
Depuis, les projets se multiplient sur le territoire. À Dijon, depuis plusieurs mois, son initiatrice souhaite accélérer la mise en place afin de répondre à des sollicitations de plus en plus nombreuses. « Nous allons devoir passer à la vitesse supérieure car les demandes affluent auprès de l’association « Info funéraire Dijon » que nous avons constituée pour communiquer sur le projet et préparer le montage de la coopérative » raconte Florence Bardon, présidente de l’association constituée à ce jour de trois autres personnes.


… « Proposer un cercueil en carton ce n’est pas déconsidérer la personne défunte… »


Ce projet, Florence Bardon y pense depuis des années, elle l’a travaillé dans le secteur autrefois et c’est à partir notamment de son  vécu qu’elle souhaite élaborer la proposition de la coopérative demain. « C’est un moment où l’on a besoin d’être épaulé, d’être écouté, où l’on est vulnérable, où l’on vous fait passer l’idée que plus c’est cher, mieux c’est, car cela témoigne de l’amour que vous portez à  la personne… Proposer un cercueil en carton ce n’est pas déconsidérer la personne défunte d’autant lorsqu’il y a un acte de crémation, c’est beaucoup plus écologique. Tout cela doit être dit sans tabou».

 


Des cafés funéraires pour s’informer


Au regard des projets qui sont à l’étude en France, il semble que notre société est prête à parler du sujet, à vouloir de plus en plus préparer son enterrement et donc à vouloir se renseigner, comme notre Présidente l’observe lors des cafés funéraires qu’elle organise avec l’association et qui ont pour vocation d’aborder des thèmes telles que les funérailles écologiques, la fin de vie… et aussi de constituer le premier cercle de la coopérative.
De même les villes, les communautés de communes s’intéressent à son projet pour des raisons écologiques, humaines et aussi économiques car il y a des créations d’emploi à la clé.

 

… «  Éclairer au mieux le choix de chacun »


À 48 ans, c’est aussi le moment pour notre interlocutrice dit-elle : « J’ai l’âge, l’expérience également et la volonté de changer la proposition, d’informer les personnes sur ce qui est possible aujourd’hui en matière de législation, de prendre en compte l’écologie, de s’interroger sur l’humusation* même si cette technique n’est pas encore autorisée, de répondre aux différentes personnes qui ont une approche de la mort spécifique, laïque, religieuse ou avec d’autres croyances… Ma volonté est d’éclairer au mieux le choix de chacun en partant de leurs volontés sans en faire un acte commercial, car les prix seront calculés au plus juste également, c’est tout le sens de la coopérative ». La coopérative dijonnaise devrait voir le jour en 2020, au préalable une formation de conseillère funéraire sera suivie par la présidente, qui pour l’heure s’affaire à la préparation du salon des seniors.
(*) : L’humusation est un processus contrôlé transformant le corps, en une année, en humus sain et fertile. Autorisée en Belgique, l’humusation est aujourd’hui interdite en France.

Entre nous :

Grande satisfaction : "Cest de voir que de plus en plus de personnes veulent nous rejoindre et de voir aussi laccueil reçu par ce projet à travers lensemble des actions dinformations que nous mettons en place”.

> Solutions à trouver prochainement ? « Je pense que ce sera de trouver les fonds pour atteindre l’objectif final qui sera d’acquérir un lieu de cérémonie mais chaque chose en son temps ».


Pour les plus curieux
 : https://www.infofunerairedijon.fr
Je m
engage à apporter mon expérience sur un projet similaire, vous pouvez me contacter : 
Florence Bardon  - infofuneraire.dijon@gmail.com

 

 

France Bleu Bourgogne

 

Mardi 5 mars 2019 à 19:03Par Anne Pinczon du SelFrance Bleu Bourgogne

 

Pour proposer des obsèques moins chères, plus respectueuses des familles, et plus écologiques, des Dijonnais veulent monter une coopérative funéraire. Un projet qui s'inspire de ce qui existe déjà au Canada.

Le prix moyen des obsèques en France est de 3350 à 3600€
Le prix moyen des obsèques en France est de 3350 à 3600€ © Maxppp - Vincent Voegtlin
 

Dijon, France

Les obsèques en France coûtent cher : entre 3350 et 3600€ selon que l'on choisit un enterrement ou une crémation. La Cour des Comptes a d'ailleurs épinglé le marché des pompes funèbres dans son rapport du mois de février. Pour faire baisser les prix et mieux informer les familles, des Dijonnais veulent créer une coopérative funéraire. 

Ce modèle, né au Canada dans les années 1940, a déjà fait des émules en France. La première coopérative funéraire a été lancée à Nantes en 2016. Le principe, c'est que cette société, à but non lucratif, appartient aux salariés, aux familles et aux partenaires. En travaillant avec des fournisseurs locaux, mais surtout en informant au mieux les familles de leurs droits, les coopératives estiment pouvoir faire baisser les prix des obsèques de 30%. 

Florence Bardon, à l'origine du projet, a travaillé comme conseillère funéraire : "c'est un métier qui me plaisait beaucoup, mais _on m'a reproché de passer trop de temps avec les familles_, et je ne supportais plus le côté commercial. C'est vraiment du business, le marché de la mort." 

Des options presque imposées aux familles

Ce que dénoncent ceux qui veulent lancer cette coopérative c'est le fait que certaines entreprises de pompes funèbres facturent de nombreuses options, sans même signifier aux familles qu'elles ne sont pas obligatoires . Eric Cordier, qui a 30 ans de pompes funèbres derrière lui détaille :_"_les soins de conservation et de présentation du corps par exemple, sur une personne qui est au CHU de Dijon. Ils sont facturés autour de 350€ hors taxes, alors qu'avec les cellules de réfrigération qui existent aujourd'hui, les défunts peuvent être présentés dans de très bonnes conditions, et gratuitement." Il raconte aussi les voitures de fleurs qui accompagnent le corbillard, qui ne sont parfois que les véhicules qui ont servi à creuser la terre, alors que les fleurs pourraient être mises avec le cercueil. Florence Bardon renchérit : "les capitons dans le cercueil, c'est pareil, c'est pas obligatoire et pourtant on le met systématiquement dans les devis." 

Dans l'urgence, et alors qu'elles doivent gérer la disparition d'un proche, les familles ne pensent pas à tout vérifier sur le contrat et la facture, et signent souvent des documents qu'elles ne comprennent pas très bien. 

Des funérailles plus écologiques 

Avec ce projet de coopérative, Florence Bardon veut aussi faire changer l'image que les Dijonnais peuvent avoir des obsèques: "on a mis dans la tête des gens qu'il fallait avoir un beau cercueil. Souvent les familles n'osent pas demander le moins cher, elles ont peur de l'image qu'elles vont donner." 

Elle compte aussi développer les funérailles plus écologiques : "il y a les cercueils en carton, qui ne sont pas toujours proposés, mais on peut aussi faire des cercueils en bois non vernis, avec des _poignées en corde. On n'est pas non plus obligés de poser un monument en granit, on peut faire une tombe végétalisée, et puis on peut éviter les soins, qui sont quand même chimiques",_ énumère t-elle. 

La coopérative pourrait voir le jour en 2020. En attendant, une association a été créée fin 2018 et commence des cafés funéraires, pour permettre aux Dijonnais de s'exprimer, de parler de la mort et de réfléchir aux obsèques à tête reposée. 

Infos pratiques 

Vous pouvez contacter l'association Info funéraire Dijon sur le site internethttps://www.infofunerairedijon.fr/ou joindre Florence Bardon au 06 71 47 22 41. 

Le premier café funéraire aura lieu le samedi 16 mars à la Brasserie La Comédie à Dijon et l'association sera présente au salon des seniors les 11 et 12 avril. 

Articles de presse

RCF janvier 19

Le Bien Public 13/12/18

Photo illustration Philippe Bruchot

Prendre le temps de la réflexion, se dégager des pressions commerciales de certains professionnels et préparer ses obsèques en toute sérénité. C’est ce que proposent Florence Bardon, Laurent Houy-Chateau et Françoise Colin avec Infos funéraire Dijon, l’association qu’ils lanceront dès janvier, avec pour objectif de créer une coopérative à l’horizon 2020. Si le concept est nouveau en France, avec une première coopérative créée à Nantes il y a deux ans, il est largement répandu dans les pays anglo-saxons, comme le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis. « L’arrivée des coopératives a fait baisser les prix des pompes funèbres de 30 % au Canada », explique Florence Bardon, présidente de l’association.
Maîtriser le coût de ses obsèques
... texte intégral sur le site du Bien Public ou dans l'espace réservé aux adhérents


Journal du Palais 28/11/18


Info Dijon

DIJON : Une nouvelle association pour informer sur le funéraire

 

Dijon pourrait bien voir se créer la seconde coopérative funéraire de France, sur un modèle canadien. En attendant, l'association «Info funéraire Dijon» s'est constituée pour mieux informer les familles sur ce qui entoure le recours à un service de pompes funèbres.

Outre-Atlantique, au Québec, le secteur des pompes funèbres a été régulé dans les années 1980 par la création de coopératives funéraires. Ces structures à but non lucratif ont contribué à faire baisser les prix. Cela a donné des idées à des Nantais pour créer, en 2016, la première coopérative funéraire de France. À présent, c'est une Dijonnaise, Florence Bardon qui, après avoir travaillé dans le secteur funéraire, souhaite s'inspirer de ce modèle pour apporter des informations plus transparentes aux familles.

Mieux préparer ses obsèques

«L'idéal est de préparer ses obsèques lorsque nous sommes en bonne santé et en possession de nos moyens. Le faire sereinement sans pression financière, croyance, coutume...» selon Florence Bardon qui considère que «nous sommes souvent mal informés sur les droits, les choix possibles et généralement, nous le faisons dans l'urgence». C'est pourquoi elle a fondé l'association «Info funéraire Dijon», dont elle est la présidente, avec Laurent Houy-Chateau (vice-président) et Françoise Colin (secrétaire-trésorière).

Laurent Houy-Chateau est un militant de l'économie sociale et solidaire. Françoise Colin est membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon. Pour l'Ordre du Mérite,  elle a eu à accompagner vingt-deux enterrements dans une seule année : «ça me connaît» dit-elle avec humour avant de souligner plus gravement que «quand vous êtes dans la peine, on a besoin de se sentir entouré, soutenu».

«J'ai vu des des gens qui faisaient des prêts pour payer des obsèques»

Pour Infos-Dijon, Françoise Bardon explique ce qui l'a choquée alors qu'elle travaillait comme employée de pompes funèbres : «souvent les gens arrivent suite à un décès, ils ne sont pas préparés à un décès. À l'heure actuelle, dans les sociétés, on profite de ça. J'ai travaillé dans deux sociétés de pompes funèbres, une à la campagne et une à Dijon, j'ai vu les deux côtés. On n'a pas le temps de parler avec eux alors qu'ils sont dans la peine. Les clients ont un choix orienté parce que le but de la société est de vendre le cercueil le plus cher et de vendre le plus de services possible. En travaillant à Dijon, j'ai découvert, au bout de plusieurs mois, qu'il y avait un cercueil pas cher et on ne m'en avait même pas parlé».

Selon la présidente de l'association, il faut compter au moins trois à cinq mille euros pour un service d'obsèques. Un coût qui peut être important pour les familles : «j'ai vu des des gens qui faisaient des prêts pour payer des obsèques».

Les pompes funèbres sont obligées de respecter les volontés du défunt

Florence Bardon semble attachée à ce que les obsèques soient à l'image de la personne : «souvent, on organise des obsèques qui ne sont pas représentatives du défunt. En discutant avec la famille, on apprend à connaître le défunt et on peut faire des obsèques qui le représentent». De plus, «il faut savoir que l'on peut préparer ses obsèques sans forcément passer par une pompe funèbre. On peut dire que l'on veut un cercueil très simple, en pin ou en carton, ou être incinéré. On peut donner ses volontés, cela a une valeur testamentaire. Si la famille vient avec ce document, la pompe funèbre est obligée de respecter». L'association envisage de recourir au microdon et au financement participatif pour constituer un fond afin «de pouvoir aider les gens qui ont un peu de difficulté à régler leurs obsèques».

Constituée le 1er octobre 2018, les activités de l'association débuteront le 1er janvier 2019. Les consommateurs pourront alors questionner l'association pour trouver des informations sur le coût des concessions selon les communes, sur les prix des services funéraires du territoire, sur la réglementation, sur les impacts environnementaux, etc. Au-delà, les fondateurs songent aussi à apporter de l'information aux communes désarmées devant les changements induits par l'interdiction d'utiliser des produits phytopharmaceutiques dans les cimetières. L'objectif des fondateurs de l'association est que celle-ci puisse devenir une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) au bout d'un an d'activité.

Jean-Christophe Tardivon

infofuneraire.dijon@gmail.com

 

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